Il faut dire à ce sujet que selon le Coran même et selon toute l’histoire de l’islam, ce culte a toujours dérangé et dérangera toujours.
La substance coranique a toujours été et restera toujours de nature à tout susciter, l’adhésion à tous les degrés, l’opposition des fois très violentes, et très rarement l’indifférence.
Le prophète de l’islam, et dès le début de sa mission a déjà été souvent insulté, houspillé par les gens de sa propre tribu païenne et de sa propre famille, opposés au monothéisme et au système de valeurs du nouveau culte qui contrarie leurs intérêts. Ils ont même attenté à sa vie. Ils ont persécuté les tous premiers adeptes de l’islam et ont en torturés à mort certains pour leur faire abjurer leur foi. Et Soumaïa, l’une des toutes premières femmes converties à ce culte, y a laissé sa vie pour être la première martyre de l’islam.
Sous cette pression croissante et incessante, la toute première et petite communauté musulmane a dû émigrer à Médine à cinq cent kilomètres de la Mecque pour y vivre en paix. Et pourtant elle a été pourchassée jusque là. Une fois assez forts pour se défendre, ce verset du Coran a enfin permis aux tous premiers musulmans de prendre les armes pour se battre :
- « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre), parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes à même de les secourir : * ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : "Allah est notre Seigneur". Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, seraient démolis des monastères, des églises, des synagogues et des mosquées où le nom d’Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant » (versets 39 ; 40 chap. 22)
Selon ce même verset et contre toute propagande véreuse qui veut que l'islam soit répandu par l'épée, il faut dire plutôt que c'est grâce au noble enseignement du Coran que l'épée des musulmans a vaincu celui de l'intolérance chez ses détracteurs au profit de la liberté de culte.
Et c’est ce même verset qui anime et qui animera toujours chez les musulmans qui s’estiment lésés par des puissances étrangères, la lutte pour la sauvegarde de leur droit légitime à leur dignité d'êtres humains libres et indépendants de leurs détracteurs ennemis de la liberté de culte. Et c'est en même temps de bonne guerre que le Coran suscitera alors et tout naturellement chez ces ennemis de la liberté de culte les pires attaques de toute nature contre l’islam, contre son prophète et contre les musulmans. Les fameuses caricatures diffamatoires au Danemark rentrent dans ce genre de réactions.
Chez certains athées et chez certains gens de cultes non musulmans, comme s'était le cas chez la tribu du prophète soit-il béni par la grâce et le salut d’Allah, c’est plutôt l’expansion fulgurante de l’islam qui par pure jalousie, suscite une animosité contre ce culte et contre ces adeptes. Celle récente du Pape et celle de Redeker prétendu philosophe, publiée dans le Figaro, sont de cette nature.
Selon l’enseignement du Coran même, qui a tout prévu à cet égard, il y a deux sortes de réponses à ces invectives. L’une est la belle indifférence vis-à-vis des insultes : « Détourne-toi de ceux qui ne veulent rien savoir ». L’autre, pour le grand public soucieux de savoir, consiste à rétablir la vérité sur toutes les assertions erronées dites sur l’enseignement de l’islam et sur son prophète. La sagesse coranique recommande donc aux musulmans le calme contre toutes les attaques verbales véreuses.
Dans le dernier numéro de novembre 2006 d’Esprit, Oliver Roy écrit dans « Les illusions de l’affaire Redeker » : "(...) il faut que les règles soient claires : on ne peut distinguer un mauvais racisme (l’antisémitisme de Dieudonné) d’un bon comme celui de Redeker. Car il faut le dire : le texte de Redeker est raciste. Lorsqu’un professeur de philosophie aligne les deux prémisses suivantes : - 1) Le Coran est haineux et violent, - 2) tout musulman est éduqué dans le Coran (« Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué »), il sait très bien que la nécessaire conclusion du syllogisme, qu’il se garde de dire explicitement, est : tout musulman est enclin à la haine et à la violence."
Ce qui nous intéresse dans ce commentaire ce sont les propos du prétendu philosophe Redeker. Il s'agit d'y étudier en l'occurrence, l'impacte du texte coranique sur son lecture selon son attitude préalable à son égard. Qu'en est-il selon le Coran même ??? Quand Allah nous y donne un exemple, c’est pour rapprocher de l’esprit humain un concept mental par une image concrète. Les exemples de la mouche et de l’araignée ci-dessous en donnent une illustration évidente.
- « Vous les gens! Une parabole vous est proposée, écoutez-la: "Ceux que vous invoquez en dehors d'Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s'uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont (également) faibles!" » (verset 73 chap.22)
- « Ceux qui ont pris des protecteurs en dehors d'Allah ressemblent à l'araignée qui s'est donnée (une toile pour) demeure. Or la demeure la plus fragile est celle de l'araignée. Si seulement ils savaient! » (verset 41 chap. 29)
Pourtant les impies trouvent plus intéressant de contester cette vérité claire et nette et s’entêtent à la repousser sous n’importe quel prétexte. Le Coran rapporte dans le verset 26 du chap. 2 leur chicane à ce propos en des termes dont voici le sens : «Quant aux rebelles, ils disent (en chicaneurs): « Qu’a donc ALLAH voulu dire par cette parabole?»
Tout dépend donc de celui qui reçoit le message coranique. En guise d’illustration nous en donnons l’exemple de celui qui dans le froid souffle dans ces mains et puis souffle dans une tasse de café très chaude. Le souffle dans les mains c'est pour les réchauffer. Mais quand dans le même froid notre bon homme souffle dans une tasse de café brûlante c’est au contraire pour en atténuer la chaleur afin de pouvoir en boire. L’acte est le même dans des circonstances identiques, mais l’impact est différent voire contraire selon celui ou ce qui reçoit l’acte. Il en est de même du Coran. Méditons à ce sujet ces deux versets parlant en même temps de l’impact du Coran sur d’un côté les impies sortant de chez le prophète qui leur en récitait des versets et de l’autre les fidèles qui ont entendu les mêmes versets. En voici le sens :
- « Et il en est parmi eux (soit les impies) qui t'écoutent. Une fois sortis de chez toi ils disent à ceux qui ont reçu la science: "Qu'a-t-il dit tantôt?" Ce sont ceux-là dont Allah a scellé les cœurs et qui suivent leurs propres passions.* Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les a guidés encore plus (par l’écoute de ces mêmes versets) et leur a inspiré leur piété. » (versets 16 ;17 chap. 47 )
Méditons à ce même propos cet autre verset dont voici le sens : « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une thérapie et une miséricorde pour les croyants. Et il ne fait qu'accroître la perdition des injustes. » (verset 82 chap.17 )
Et tel doit être le sens de ces termes du verset 26 du chapitre 2 : «Avec cela (soit la parabole évoquée dans le Coran) ALLAH en égare plusieurs, et en guide sur la bonne voie plusieurs autres. IL n’en égare ainsi que les dévergondés. »
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