La force de la foi est de très loin plus puissante que celle de la loi. La foi est ce stimulus endogène sans nulle peur d’aucune police, qui assure chez le fidèle le respect spontané non seulement des prescriptions divines mais de la loi en vigueur partout où il doit se trouver. En revanche, la célèbre loi de la prohibition aux Etats-Unis par exemple, a lamentablement échoué exactement là où la foi en l’Islam a largement apporté ses fruits partout dans le monde musulman jusqu’à nos jours, et ce depuis voilà quatorze siècles.
Du fait de la foi, la charia ainsi que la loi doivent se trouver respectées par le fidèle selon une discipline individuelle rigoureuse et stricte. C’est ainsi qu’en matière de zakat, partout dans le monde et à défaut d’un organisme de collecte, chaque musulman pieux prévenant, calcule lui même son dû, et cherche les nécessiteux méritants pour le leur donner, sans police et sans même que personne ne le sache. Et c’est ainsi que la sécurité sociale, arrachée récemment en Occident après de grandes luttes des forces ouvrières, faisait, il y a près de quatorze siècles déjà, partie intégrante du code de l’Islam dit charia. De plus avec la force de la foi chez le fidèle, son application faisait l’objet d’une stricte discipline individuelle et volontaire. Du fait de la même force de la foi chez tout fidèle, le code de la route par exemple, doit se trouver bien respecté selon la même discipline individuelle et volontaire.
C'est ainsi que le respect de la charia est censé :
1) assurer d’abord au fidèle la paix avec le Seigneur. Elles sont ensuite, de nature à assurer l’équité, la dignité, et la paix pour toute personne dans la communauté quels que soient son âge, son sexe, son rang social, son appartenance ethnique, sa confession et ses convictions.
2) assurer la paix de chacun avec tous les éléments de l’environnement et tout l’écosystème, soit ce qu’on appelle aujourd’hui l’écologie.
3) assurer à la communauté la cohabitation pacifique et les relations de bienséance avec le reste des communautés dans le reste du monde.
Telle est la charia tant décriée de nos jours, un peu partout dans le monde. Certes vouloir en appliquer d’en haut la seule et infime partie qui revient aux pouvoirs publics est une aberration. C’est vouloir mettre la charrue devant les bœufs. Cette part de la charia ne convient qu’à une société en très large majorité musulmane, qui dans sa vie au quotidien et au niveau individuel s’applique tout le reste de la charia.
Par Mustapha HMIMOU
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