A ce propos ils leur plait de trouver surtout dans le chapitre IX du Coran matière à controverse. Bon nombre de ses versets leur semblent infirmer cette liberté de culte tous azimuts. Et il leur plait surtout de prendre pour référence en la matière les interprétations publiées surtout sur le NET par des novices parmi nous qui ont des penchants intégristes. Ils s'évertuent alors à en faire leurs choux gras pour accuser le texte coranique d’intolérance voire de terrorisme.
En tant que simple musulman, il m’est prescrit de méditer sur le Coran, sans jamais présenter les résultats de cette méditation comme de l’exégèse. L'exègèse est l'activité exclusive des seuls savants attitrées. C’est ainsi que j’ai lu bon nombre d’exégèses sur ce chapitre IX du Coran pour en avoir le cœur net sur ce malentendu source de toutes ces controverses à propos de la liberté de culte. Avec une telle lecture exhaustive, il me semble qu’Allah a fait des lieux saints de l’islam en Arabie, un espace à jamais exclusif pour le seul monothéisme pur. De ce fait, et comme c’est déjà le cas au sein de toute mosquée dans le monde, nulle liberté de culte ne doit y être admise. Il doit donc s’agir, à mon humble avis, du sens de ces commandements manifestement contraires à la liberté de culte dans ce chapitre IX. Il doit s'y agir à mon sens de l’exception pour les lieux saint en Arabie qui, en matière de liberté de culte, a toujours confirmé la règle partout ailleurs au monde. Que doit-il en être avec plus de détails et toujours à mon humble avis ?
Le monde musulman compte dans ses rangs une communauté chiite, des confréries soufies, et une multitudes de païens, à leur insu, qui rendent le culte à des marabouts. Toutes ces minorités naviguent dans l'islam avec soit des textes soit des traditions orales qui ne sont que de pures conjectures et purs produits humains et qui n'ont donc rien de divin. Cependant chacun de leur adeptes laisse, dans ses chaussures à la porte de toute mosquée dans le monde, ses croyances et ses rites hors normes, pour se fondre dans l’ensemble des fidèles et se conformer avec eux dans le rite de la prière commune dite salat, tel qu’il est prescrit par le Coran et la sunna authentique, sans rien de plus ni de moins. Ceci toujours, par l’unique force omniprésente du texte coranique authentique et du hadith authentique. Avec cette omniprésence de ces textes dans les esprits des fidèles, ils entendent Allah avec ses propres mots dire dans leurs oreilles que toutes les mosquées sont vouées au culte exclusif pour Lui, et qu’il y est prohibé d’y invoquer quiconque d’autre avec Lui. Ce sont à ce propos, les mots du verset 18 du chap. 72 du Coran qui raisonnent ainsi dans leurs oreilles sans nul intermédiaire.
Ils entendent également le prophète, soit-il béni par la grâce et le salut d'Allah, leur dire dans un hadith, avec ses propres mots et toujours sans nul intermédiaire, qu’il est prohibé de s’acquitter de nulle prière dans nul mausolée. La seule présence du tombeau dénie à ce lieu la qualité de mosquée. A ce sujet la Kaaba , ce cube absolument vide, au sein de la mosquée de la Mecque, signifie à tout fidèle que toute mosquée doit être vide de toute icône, de toute idole et de toute personne, pour qu’Allah y soit l’unique objet de culte.
Et si hors du monde musulman, quiconque s’avise d’ouvrir une prétendue "mosquée" afin d’y pratiquer une prière différente de celle prescrite par les textes authentiques et d'y recruter ainsi des adeptes, un tel lieu de "culte" suspect, se voit automatiquement déserté par les fidèles et finit soit par fermer soit par rester exclusif pour ses adeptes. L’omniprésence des textes authentiques dans les esprits des gens leur sert de filtre pour distinguer ce qui est conforme aux préceptes de l’islam de ce qui ne l’est pas. Les fidèles analphabètes ou novices se fient à ce propos aux fidèles instruits et aux érudits parmi eux, sans nul besoin de clergé. Et nul ne peut les tromper parce que les textes qui servent de référence sont partout disponibles pour confondre au plus vite tout mal instruit et tout éventuel tartufe qui cherche à dévier les gens du droit chemin. Et puis grâce au seul web en plus de l’incommensurable bibliographie, la matière est aujourd’hui disponible dans toutes les langues et partout dans le monde. Voir à ce sujet en français par exemple « La voie du musulman » de l’érudit Aboubakre Aljazaairi. Et toute matière dans toute autre langue que l’arabe, qui s’avère non-conforme aux textes authentiques en arabe, se trouve vite détectée et vite dénoncée par une indéfectible vigilance des fidèles.
En France et ailleurs en Europe, une certaine secte hérétique en a fait l’expérience à ses dépends. Les nouvelles ont rapporté qu’elle a ouvert dans ce pays des lieux pour la pratique de son culte et en faire des mosquées ouvertes à tous les musulmans pour en dévier tant que possible de la bonne voie. Avec ce subterfuge en France, les détracteurs de l’islam se sont frottés les mains, croyant qu’il suffit de soutenir une telle initiative perfide afin de voir enfin les musulmans s’écarter très loin du culte pur, qui les dérange. Mais c’est faire fi de la force imbattable de l’authenticité des textes coraniques et du hadith. Il a suffi à chacun des fidèles de mettre le premier pas dans ces lieux de culte louches, pour découvrir le guet-apens sacrilège. C’est donc grâce toujours aux textes authentiques, qu’il n’y a pas un seul fidèle qui ne sait pas ce que c’est qu’une vraie mosquée et une vraie prière. C’est que l’omniprésence des textes authentiques est si forte, sans nul besoin du soutien de nul clergé, que nulle littérature, qui n’est que pure œuvre humaine, ne peut leur tenir tête pour les concurrencer ou les supplanter.
Si tel est le cas pour toute mosquée dans le monde, que doit-il en être pour la mosquée sacrée à la Mecque ? Elle est décrétée par Allah avec ses propres mots, point de mire de toute prière de la part de tout musulman où qu’il se trouve partout dans le monde. Voir à ce propos le Coran, chap. 2 versets 144 et 150. Tout musulman, où qu’il se trouve au monde, se doit en prière, en groupe ou en solo, s’orienter vers la mosquée sacrée à la Mecque, afin de l’accomplir. Toujours et jusqu’à la fin des temps, raisonnent avec force dans les oreilles de chaque fidèle les propres mots d’Allah, qui lui enjoignant de s’orienter vers sa mosquée à la Mecque pour accomplir chacune des cinq prières quotidiennes ainsi que toute autre prière.
Ajoutons à cela un fait édifiant dont ne s’en rendent même pas compte bon nombre de musulmans. Il s’agit des cinq prières quotidiennes accomplies à tout moment ou plutôt en toute seconde des vingt quatre heures de la journée par d’interminables relais successifs selon la rotation de la terre autour d’elle-même. En d’autres termes, en toute seconde de chaque jour il y a des fidèles autour de la terre orientés vers le sanctuaire de la Mecque pour accomplir en même temps les cinq prières quotidiennes. En chaque seconde de chaque jour il est le moment de la prière d’une salat le long d’un méridien et des quatre autres le long de quatre autres méridiens. Les cinq prières parcourent ainsi sans cesse la terre, suivant sa perpétuelle rotation autour d’elle-même.
Si à la porte de chaque mosquée au monde, chaque fidèle doit laisser dans ses chaussures ses rites extravagants, à plus forte raison, c’est très loin de la mosquée sacrée à la Mecque qu’il doit les abandonner, avant de venir y accomplir son pèlerinage et ses prières. Il doit les laisser chez lui dans son pays, quitte à les reprendre s’il le désire, dès son retour. La mosquée sacrée à la Mecque, est décrétée par Allah sanctuaire à jamais imputrescible par nul paganisme. Et ce, via les commandements de ce fameux chapitre IX du Coran. Allah l’a décrétée ainsi à jamais temple du monothéisme pur et patrimoine universel en la matière, non seulement pour les seuls musulmans mais pour toute l’humanité. Ce décret divin est annoncé au père des prophètes Abraham, soit-il béni par la grâce et le salut d'Allah. Voir à ce sujet le Coran, chap. 2 verset 125.
Par ces mêmes commandements de ce même chapitre IX du Coran, Allah a bien voulu décréter, non seulement cette mosquée temple sacré à la gloire du monothéisme pur, mais Il lui a décrété également l’institution et le maintien à jamais d’un Etat puissant et le plus étendu possible en Arabie, pour le défendre et en éloigner le plus loin possible tout paganisme susceptible de l’entacher et de le putréfier. C’est pourquoi sur toute cette terre de l’Arabie et à l’instar de toute mosquée au monde, n’est tolérée ni chiisme, ni soufisme, ni maraboutisme.
A une certaine époque et à la faveur de la prépondérance de l’analphabétisme, s’y est portant propagé le maraboutisme. Il s’agissait alors d’une entorse manifeste aux commandements de ce chapitre IX du Coran. Laisser faire c’est courir le risque de voir à terme, la mosquée sacrée de la Mecque, qui est le point de mire de toutes les prières pour tous les musulmans dans le monde et le lieu de leur pèlerinage annuel, redevenir un haut lieu du paganisme. Le maraboutisme c’est comme la variole, il suffit de le négliger en un point du corps pour le voir vite atteindre ses moindres recoins. Un tel risque est d’autant plus grand dans les lieux réputés pour être des lieux saints.
C’est ainsi qu’à la gloire du monothéisme pur et à celle de sa perpétuation dans le monde, il a fallu, conformément à ces mêmes commandements de ce chapitre IX, restaurer l’islam pur en Arabie. Et telle fut la tâche de l’érudit dit Mohamed_ibn_Abd_al-Wahhab . Il s’y heurta tout d'abord à des problèmes avec des notables qui devaient trouver dans ce maraboutisme certains intérêts de ce bas monde. Il surmonta cet obstacle par une alliance avec un certain prince dit Mohammed Ibn Saoud. Ensemble, grâce au prêche de l’érudit et à l'autorité et la puissance du prince, ils reprennent la conquête de Ryad et réalisèrent enfin l'unité des tribus arabes sous la bannière de l'unicité de Dieu.. Ils se sont donnés alors pour but de purifier le culte islamique de toute innovation, des déviances, et des idolâtries. Parmi les principes de cet enseignement, conformément toujours aux commandements de ce fameux chapitre IX du Coran, tant controversé, on trouve notamment l'interdiction du culte des saints, de l'édification de monuments funéraires, voire de mosquées luxueuses.
De ce mouvement salutaire pour le monothéisme pur en Arabie, sont nés peu à peu des mouvements extrémistes, dits Wahabites, qui par excès de zèle et pure ignorance des principes de la charia, prennent toute innovation en tout domaine pour une déviation cultuelle, alors que n’est innovation répréhensible en islam que toute innovation en matière de dogme ou de rite cultuel figés à jamais par les textes authentiques. Et nulle innovation en matière de dogme ou de rite islamique n’y est permise. En matière de dogme il n’y a nulle alternative au monothéisme, et en matière de rite comme la prière, le jeûne du ramadan, le pèlerinage et bien d’autres rites, nulle innovation n’est admise, sinon l’islam se verrait avec le temps vidé de sa substance.
Cependant selon des règles bien déterminées, il est toutefois permis aux érudits juristes bien qualifiés, d’user d’une large marge de liberté afin d’innover en matière de jurisprudence et adapter la vie des fidèles aux innovations de la vie moderne dans les limites du cadre des principes de l’islam. Il s’agit de l’Ijtihad. C’est ainsi que les fidèles musulmans se sont toujours trouvés avec toutes les innovations de la modernité comme des poisons dans l’eau. Ils en adoptent ce qui est conforme aux principes de l’islam et en délaissent ce qui ne l’est pas. Mais les extrémistes parmi nous, se sont toujours complus à confondre dogme et rites cultuels d’une part et mode de vie au jour le jour d’autre part. Ils imaginent que celle-ci doit être figée comme furent figés à juste titre, le dogme et les rites il y a quatorze siècles. Mais ils se trahissent et ne peuvent s’empêcher d’user dans leur vie de tous les jours de toutes les innovations technologiques et de tous les objets techniques modernes, de même de toutes les formes et toutes les commodités de la vie modernes.
Il y a une autre déviation chez ces mouvements extrémistes parmi nous qui découle de la mauvaise interprétation des commandements de ce fameux chapitre IX du Coran. Et tous les détracteurs de l’islam aiment présenter ces interprétations extrémistes pour clamer que le Coran a fini par abroger le principe de liberté de culte prescrite dans d’autres versets. Or en principe, il n’y a tout naturellement de liberté de culte qu’hors de tout lieu de culte. Ainsi et tout naturellement, nulle liberté de culte n’est permise au sein de toute mosquée ou toute église ou toute synagogue dans le monde. Et à l’instar du Vatican décrété par l’Eglise sanctuaire exclusif pour les chrétiens catholiques, Allah en Souverain absolu dans son univers a bien voulu décréter par ce chapitre IX du Coran, toute l’Arabie un sanctuaire islamique à la gloire du monothéisme pur, et bien sûr sans nul clergé. Vouloir appliquer les commandements de ce chapitre IX hors de l’Arabie, c’est vouloir faire du monde entier une mosquée sans liberté de culte. C’est une aberration à l’évidence contraire aux multiples versets coraniques qui prescrivent haut et fort cette liberté de culte partout ailleurs au monde. C’est comme si les catholiques voulaient faire du monde entier un Vatican sans nulle liberté de culte. C’est une absurdité.
Ainsi nul paganisme, même apparenté à l’islam, n’est tout naturellement toléré dans nul mosquée au monde. Et nul paganisme ne doit être permis, à plus forte raison, en Arabie le sein des lieux saints de l’islam. Et si tel est le cas pour les paganismes greffés à l’islam, cela doit être à plus forte raison le cas de tout autre paganisme qui n’a rien à voir avec l’islam. Vis-à-vis du monothéisme pur, tout paganisme est impureté cultuelle, et tout païen est dans ce sens impur. C’est ainsi que dans le verset 28 de ce même chapitre IX du Coran, l’impureté du païen n’a rien de physique, elle est plutôt spirituelle. Dès qu’il devient monothéiste il n’est plus dans ce sens impur. L’islam n’est pas le culte exclusif des musulmans Arabes. Il n’est pas non plus la religion exclusive pour les gens de l’Orient. Il s’agit du culte d’Allah ouvert à tous Ses sujets humains partout dans le monde et jusqu’à la fin des temps. Ainsi la communauté musulmane n’est pas une communauté ni de sang ni de race fermée au reste des humains. Il s’agit plutôt d’une communauté de culte exclusif pour Allah ouverte à tout le monde. Et l’impur du fait du paganisme où qu’il se trouve au monde, ne l’est plus dès qu’il devient monothéiste.
Le vide de la Kaaba au centre de la mosquée de la Mecque, est le symbole de cette pureté monothéiste. Y mettre la moindre icône, la moindre idole c’est entacher cette pureté. Y affecter tel ou tel clerc de telle ou telle secte, c’est encore entacher cette pureté monothéiste en mettant un intermédiaire entre le fidèle et son Seigneur. Les fidèles musulmans dans le monde entier s’orientent tous dans toutes leurs prières vers la Kaaba ainsi purifiée de tout autre objet de culte en dehors d’Allah. Et quand ils y accomplissent les tours rituels lors de chaque pèlerinage, ils ne perçoivent à travers le vide de la Kaaba, nul autre objet de culte à part Allah, sans nul intermédiaire entre eux et leur Seigneur.
Les commandements de ce chapitre IX du Coran, n’ont donc rien de contradictoires avec les multiples versets où est décrétée avec solennité la liberté de culte. Cette liberté est la règle partout dans le monde, sauf et de bon droit au sein de toute mosquée où qu’elle se trouve au monde, et à plus forte raison en Arabie qui est décrétée par Allah dans ce chapitre IX, sanctuaire commun à tous les musulmans à la gloire du monothéisme pur. L’Arabie pour les musulmans est en quelque sorte, l’équivalent du Vatican pour les chrétiens catholiques, mais sans nul clergé. Et les gens du livre citoyens de l’Arabie, qui reconnaissaient déjà Allah comme dieu unique, devaient pour cela, admettre un tel Etat à la gloire de ce monothéisme pur. Et si la Torah et l’Evangile authentiques existaient encore tels quels les gens du livre se seraient convertis à l’islam. Mais Allah en a décidé autrement. Pour eux, Il a voulu qu’il y ait dans le Coran assez de preuves tangibles à son crédit, censées les dispenser de l’existence de la Torah et de l’Evangile authentiques pour croire en son caractère divin. Moïse, Jésus et tous les prophètes étaient des monothéistes avérés.
Et en signe de soumission à n’importe quel Etat au monde, tout citoyen est censé admettre être soumis au paiement obligatoire des impôts. Les musulmans versaient audit Etat en Arabie la Zakat allouée entre autres, par les pouvoirs publics à la défense. Les gens du livre citoyens de l’Arabie de l’époque, non soumis militairement et de bon droit à une telle défense d’ordre cultuelle, ne devaient pas non plus verser un impôt d’ordre cultuel. Mais ils devaient tout de même verser en compensation un impôt dit Jizya , car la charge financière de la défense de tout pays doit être supportée d’une façon équitable par tous ses citoyens.
Et c’est tout naturellement le cas aujourd’hui de tout citoyen dans le monde, même quand il se trouve en désaccord total avec la politique étrangère belliqueuse de son gouvernement. Quand le service militaire est obligatoire, on l’envoie manu militari guerroyer à contre cœur, contre tout autre pays qu’il estime victime d’une telle guerre. Pensons par exemple, à tous les Américains de tous les cultes confondus, opposés aujourd’hui même à la guerre en Irak et en Afghanistan. Que doit-il en être alors des Américains musulmans ? Et pourtant toutes ces guerres sont financées par leurs propres deniers qu’ils versent à l’Etat de gré ou de force sans rechigner.
Sans les commandements de ce chapitre IX du Coran, l’on peut imaginer ce que pouvait devenir le hajj et le monothéisme pur en Arabie. Sans ce chapitre, auraient pullulé alors avec le temps sur cette terre toute sorte de paganisme. Et le pèlerinage se serait transformé en un formidable carnaval multicolore et folklorique à la gloire du polythéisme. Nul chrétien ni nul juif vraiment jaloux du monothéisme pur n’aurait admis que nul paganisme ne vienne l’entacher où qu’il soit glorifié. Sans les commandements de ce chapitre IX du Coran, on y aurait non pas un seul pèlerinage unifié selon les textes authentiques à la gloire du monothéisme pur, mais plutôt une multitude de pèlerinages à des moments différents de l’année où chaque secte s’en adonnerait alors à son rite particulier à la gloire d’une multitude de paganismes. Tout le monde aujourd’hui, grâce à la télé, peut faire la nette différence entre les rites du pèlerinage annuel à la Mecque à la gloire du monothéisme pur, et ceux partout ailleurs dans le monde musulman où l’on rend au grand jour le culte à des morts dans des tombeaux.
Mais c’est ne pas compter avec la souveraine volonté d’Allah qui a décrété par ce chapitre IX du Coran le monothéisme à jamais omniprésent et évident en Arabie pour tout le monde. Aujourd’hui, grâce à la télé, toute l’humanité a l’occasion de voir cet immense rassemblement annuel à l’hymne du culte exclusif pour Allah, où il n’y a nul clergé, nulle idole, nulle icône. Tous les pèlerins y sont habillés du même blanc non cousu et sans coiffe. Ils s’y voient devant Allah sans nul signe distinctif de ce bas monde. Lors du hajj, comme dans toute mosquée, l’on ne peut distinguer déjà le chiite, du soufi, du marabouté. Il n’y a que le musulman tout court à la gloire exclusive pour Allah le Dieu unique. Mais bien plus que cela, lors des rites du hajj, avec le même habit blanc non cousu et avec la tête nue pour tout le monde, tout comme le jour de la résurrection, l’on ne peut y distinguer non plus, ni le riche du pauvre, ni le notable du commun des mortels. Et puis les rites, les moments et les lieux des rites sont les mêmes pour tous. S’y mêlent alors tous les fidèles de gré ou de force, sans nulle discrimination de nulle sorte. C’est l’égalité stricte entre tous les fidèles face à Allah le Dieu unique, sans nul intermédiaire.
Malcolm X a cru prendre une revanche sur le racisme dans son propre pays, en adoptant l’islam peut être juste par revanche sur le culte qu’il considérait propre aux seuls Blancs. Mais une fois au hajj, il s’est rendu compte qu’Allah le Dieu de Jésus, soit-il béni par la grâce et le salut d'Allah, est le Dieu unique de tout le monde. Il s’y est trouvé côte à côte sur un même et strict pied d’égalité avec des musulmans aussi Blancs, aux yeux aussi bleus et verts et avec des cheveux aussi châtains et blonds que ceux des hideux membres du Ku Klux Klan, qui persécutaient ses semblables noirs aux Etats-Unis au nom de la croix et de Jésus, soit-il béni par la grâce et le salut d'Allah. Il a compris alors qu’Allah est le Dieu unique des Blancs et des Noirs, et que Jésus est son messager aussi bien pour les Blancs que pour les Noirs, et que si le Messie était ressuscité, il l’aurait sûrement vu parmi ces pèlerins à la Mecque, venus de partout au monde, tous imbibés de modestie et implorant comme lui le pardon et la miséricorde d’Allah.
C’est ainsi que les musulmans ont toujours vécu le Coran selon une lecture exhaustive. Et avec cette vue synoptique sur la parole d’Allah, ils
distinguent bien les commandements abrogés et ceux circonstanciés des commandements absolus qui ont cours tout azimuts. Et toute l’histoire du monde musulman est témoin indéniable de sa tolérance
à toute épreuve, fille de cette lecture exhaustive du Coran. Mais avec toute lecture tronquée de tout texte divin ou humain, l’on peut faire dire à son auteur ce que l’on veut. C’est ainsi qu’en
matière de liberté de culte et pour les raisons citées dans cet article, qu'à mon humble avis, ce chapitre IX du Coran est l’exception pour l’Arabie qui confirme la règle partout au
monde.
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NB. Je tiens surtout à préciser que je ne suis qu'un commun des mortels parmi les musulmans. En cette modeste qualité je suis tout de
même tenu par le Coran même de faire preuve de méditation sur le texte divin. Ce que je dis ici à propos de la liberté de culte selon l'enseignement du Coran est ce qui me semble juste à ce propos. En d'autres termes, tel est le résultat de ma très modeste méditation sur le sujet, et qui me semble
infirmer l'hypothétique et impossible contradiction dans le Coran en matière de liberté de culte. Comme je ne suis ni un érudit et encore le moins du monde un exégète, si ce que je dis ici s'avère injuste ou incorrect c'est donc tout naturel et il n'est nullement à imputer aux sciences de l'islam. Pour plus ample
information sur tout sujet concernant ce culte et entre autres, sur celui qui nous préoccupe ici, il est plutôt recommandé de se référer aux spécialistes en la matière, surtout auprès les
professeurs attitrés aux différentes facultés des sciences de l'islam dans le monde. Et pour plus amples informations scientifiques au sujet de ce chapitre 9 du Coran voir cette page-ci rédigée par un érudit. |