Le texte coranique a toujours été et restera toujours de nature à susciter, soit l’adhésion, soit l’opposition farouche voire violente, mais très rarement l’indifférence. Et tel était et restera le propre de tout message divin authentique. En matière de dogme, un tel message est censé rétablir le monothéisme pur, où c’est Allah qui dicte les lois justes, en lieu et place des multiples divinités fabriquées de toute pièce afin de lui faire dire ce que l’on désire. Et comme système de valeurs il est, de par son essence, censé secouer l’ordre établi selon le bon gré, le goût et les seuls intérêts iniques des lobbies puissants dans toute société. C’est ainsi que tous les messagers d’Allah, sans exception, étaient soit combattus soit persécutés voire assassinés par les notables puissants dans leurs sociétés.
Et si le Coran était vraiment œuvre humaine, comme il plait aux détracteurs de l’islam de le croire et le faire croire, il n’aurait nullement susciter d’opposition et n’aurait nul adversaire. S’il n’était qu’une simple œuvre humaine, il aurait été alors une simple littérature bien taillée à la mesure des intérêts des mêmes lobbies et faite passée pour parole divine, afin de lui éviter ainsi toute opposition et toute résistance de la part du reste des gens, sous peine d’être accusé d’hérésie et d’en subir le châtiment corollaire sans broncher.
Le prophète de l’islam, et dès le début de sa mission a déjà été souvent insulté, houspillé par les gens de sa propre tribu païenne et de sa propre famille, opposés au monothéisme et au système de valeurs du nouveau culte qui contrarie leurs intérêts. Ils ne se sont pas contentés de le combattre d’une manière féroce, ils en sont même arrivés à attenter à sa vie aussi bien à la Mecque qu’à Médine. Ils ont persécuté les tous premiers adeptes de l’islam et ont en torturés à mort certains pour leur faire abjurer leur foi. Et Soumaïa, l’une des toutes premières femmes converties à ce culte, y a laissé sa vie pour être la première martyre de l’islam. C’est ainsi que le premier martyre de ce culte, prétendu rétrograde pour la femme par se détracteurs, était justement une femme, parce qu'il est plutôt libérateur des hommes et des femmes de la démesure de leurs propres passion et surtout de celle de tous les lobbies avides d'asservir les gens.
Sous cette pression croissante et incessante, la toute première et petite communauté musulmane a dû émigrer à Médine à cinq cent kilomètres de la Mecque pour y vivre en paix. Et pourtant elle a été pourchassée jusque là. Une fois assez forts pour se défendre, par les versets 39 ; 40 du chap. 22 du Coran Allah a enfin permis aux tous premiers musulmans de prendre les armes pour se battre. Et en voici le sens : « Autorisation est donnée (de se défendre à ceux qui sont attaqués) , parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes à même de les secourir : * ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : "Allah est notre Seigneur". Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, seraient démolis des monastères, des églises, des synagogues et des mosquées où le nom d’Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant »
Et n'en déplaise à toutes les puissances hégémoniques, ce sont ces mêmes versets qui animent et qui animeront toujours chez les musulmans agressés jusque chez eux, la légitime résistance armée pour se libérer et pour la sauvegarde de leurs droits et de leur dignité. Et il est tout à fait normal, que de tels versets salutaires et libérateurs des persécutés, suscitera toujours et tout naturellement chez leurs ennemis persécuteurs, les pires attaques de toute nature contre l’islam, contre son prophète et contre les musulmans. Les fameuses caricatures rentrent dans ce genre de réactions. Il en est de même du récent "film" produit par ce politicard hollandais. Et il en sera ainsi tout naturellement jusqu’à la fin des temps. Si le prophète était ressuscité c’est sûr que tous ceux qui profitent de tout inique ordre établi auraient attenté à sa vie au lieu de juste le vilipender et de le fustiger. Mais il n’y a plus parmi nous, que ses authentiques paroles et l’authentique message divin, tel qu’il lui a été révélé il y a déjà quatorze siècles et tel qu’il sera toujours, sans que jamais personne ne puisse y changer un iota. Et ce sont à ces textes que l'on s'attaque. Toutes ces attaques resteront toujours vaines car c'est comme vouloir s'attaquer à l'ordre dans le lointain cosmos pour le modifier. C'est un combat du pauvre Don Quichotte.
Aujourd’hui chez certains athées comme chez certains gens des cultes non musulmans, comme c’était le cas de la tribu du prophète, soit-il béni par la grâce et le salut d’Allah, c’est plutôt l’expansion fulgurante de l’islam qui, par pure jalousie, suscite une animosité contre ce culte et contre ses adeptes. L'attaque récente du Pape et celle du prétendu philosophe en France dans le Figaro, sont de cette nature.
Selon l’enseignement du Coran même, qui a tout prévu à cet égard, il y a deux sortes de réponses à ces invectives. L’une est la belle indifférence vis-à-vis des insultes : « Détourne toi de ceux qui ne veulent rien savoir ». L’autre, pour le reste des non musulmans soucieux de savoir, consiste à rétablir la vérité sur toutes les assertions erronées dites sur l’enseignement de l’islam et sur son prophète. La sagesse coranique recommande donc aux musulmans le calme contre toutes ces attaques verbales véreuses.
Pour plus amples détails, il n’est pas seulement normal que l’islam ne peut laisser tous les non musulmans indifférents, mais qu’il est plutôt sain qu’il en soit ainsi. C’est normal et sain parce que n’en déplaise à tous ses détracteurs, l’islam selon le Coran, est censé justement, rétablir, compléter et achever le noble système de valeurs enseigné par Allah à Moïse, à Jésus et à tous Ses messagers pour le plus grand bien de toute l’humanité.
Dans un monde comme l’Occident par exemple, la décence, l’intégrité et la pudeur n’ont plus assez de force voire de sens, pour prévaloir dans la vie publique. Il en est ainsi au point que cesnobles valeurs s’y voient marginalisées et cloîtrées dans des couvents et des monastères afin d'être anormalement exclusives pour les seuls prêtres, moines et les bonnes sœurs. L’islam qui les y remet sur la place publique avec force et avec arrogance, dérange et dérange énormément. Il dérange et il fait même bien de déranger partout où l’on ne cesse de normaliser avec le vice au détriment de la vertu. Il dérange et il fait bien de déranger partout où l’on accepte sans broncher que la femme par exemple, soit réduite à s’exposer presque toute nue dans une vitrine, comme n’importe quel article de consommation, afin de vivre de sa chair. Il ne s’agit nullement de fantasmes. Quiconque a des doutes à ce sujet, peut s’en assurer tout près de la gare de Liège et du port sur la Meuse, pour ne citer que ces deux lieux et cette ville parmi bien d’autres rien qu’en Belgique.
Bien sûr que cela n’honore nul Belge ni nul Européen surtout face à une musulmane qui vient d’un autre monde souvent méprisé, et qui par son habit pudique et décent présente un autre modèle de femme bien digne et respectable. Il s’agit de la femme bien digne surtout des nobles valeurs enseignées par le Christ, mais il y a longtemps qu’elles sont marginalisées et cloîtrées dans des couvents.
L’islam est de nature à déranger et fait bien de déranger dans un monde où les nobles valeurs enseignées par le Christ ont presque disparue de la vie publique pour faire place nette à la normalisation avec la prostitution, le mariage homosexuel et la mère célibataire, tous légalisés ou en voie de légalisation. L’islam ne peut que déranger, et il est très sain qu’il en soit ainsi dans un monde où les termes fornication et adultère n’ont plus la forte connotation péjorative dans la culture ambiante, pour la plus grande joie des hédonistes qui, devant le recule des nobles valeurs chrétiennes, ont finit par réussir à réduire la pauvre femme un peu partout, à un simple objet de plaisir. La femme y est sans nulle gêne ni nuls scrupules, assimilée à l’alcool et l’argent. Et voilà ce qu’il en est en guise d’exemple, aux Pays Bas qui connaissent pour la cause une recrudescence des attaques et d'invectives contre l’islam coupable de présenter un autre modèle de la femme plutôt humain et bien digne :
« Les Pays-Bas vont encore plus loin dans le réglementarisme, avec une volonté d'intégrer pleinement la prostitution dans la vie économique et sociale, au même titre qu'une autre activité. La gestion des maisons closes incombe aux municipalités : les maires signent des conventions avec les tenanciers, qui comprennent des normes d'hygiène, de confort et de conditions de travail. Les prostituées sont des «professionnelles de la sexualité» ; elles sont recrutées par offres d'emploi officielles, il existe pour elles des cours payants de prostitution, et elles adhèrent à la plus puissante centrale syndicale du pays, catégorie «services publics». Les proxénètes sont des «managers de l'industrie du sexe» et les tenanciers sont regroupés en une association qui défend leurs intérêts : l'Organisme pour la prostitution en vitrine. Le proxénétisme est donc légalisé : la prostituée est libre de faire profiter une autre personne de son argent, les autorités définissant ce concept comme «un consentement de plein gré à sa propre exploitation». Cette politique ultralibérale a beaucoup développé le marché de la prostitution : 2 500 prostituées en 1981, 20 000 en 1989. » Source : Le site mix-cite .
Avec une telle culture ambiante, surtout en Occident, l’islam est l’ennemi qui vient y jouer le trouble fête. Et tout raté dans ce monde, en mal de célébrité et de profit de la politique politicienne, trouve dans l’attaque de ce culte et de ses adeptes une aubaine inespérée afin de s’y faire une place sous les feux des projecteurs et satisfaire ses mesquines ambitions.
Pour sûr, que le noble système de valeurs chrétien est tout à fait opposé à une telle conception indigne de la femme. Selon l’enseignement du christianisme tout comme celui de l’islam qui émanent de la même source, et selon celui de bon nombre d’autres cultes, il doit s’agir d'une conception de la femme empreinte de pudeur et de dignité due à tout être humain, du fait qu’elle est avant tout la mère, la sœur, l’épouse ou la fille. En d’autres termes, pour nous les musulmans comme pour les chrétiens, tout être humain doté d'une nature saine, n'admettra jamais pour toute autre femme ce qu'il n'admet pour sa propre mère ou pour sa propre sœur ou pour sa propre épouse ou sa propre fille. Cela veut dire que toutes les perversions qu'endurent les femmes en Occident et à des degrés divers ailleurs au monde y compris le monde musulman, ne sont admises par leurs sociétés qu'à contre cœur. Ces sociétés se trouvent partout dans le monde, de plus en plus vaincues par de puissants lobbies et se résignent à lui abdiquer. Et ce qui froisse la fierté des Occidentaux surtout, c’est que d’abord la noble conception de la femme qu'ils respectent tant, soit venue jusque chez eux en provenance de ce Sud tant méprisé et qu’ils se sont toujours complus à prendre d’en haut. Ce qui les dérange davantage, c’est qu’elle soit dictée par "cet" islam qu’ils n'ont jamais cessé de clamer comme un culte foncièrement « rétrograde » pour la femme. Et c’est la femme musulmane avec sa communauté en Occident qui en paie aujourd’hui le prix en intolérance et en persécution morale.
Mais hélas, le christianisme personnifié en Occident par son Eglise et par son clergé est réduit aussi silence sous peine d’être traîné dans la boue à l’instar de l’islam, dans un terrain où les hédonistes jouent devant un public qui lui est désormais acquis en exclusivité et en majorité à force de matraquage contre le christianisme et ses nobles valeurs. Avec l’islam qui n’a ni Eglise ni clergé, les hédonistes se trouvent pris au dépourvu et en désarroi devant un système de valeurs aux antipodes du leur, mais qui se dresse fier et arrogant par sa seule substance à jamais éternisée par ses seuls textes immuables et indestructibles. Pour taper dessous il ne leur reste que la communauté dont l’esprit est bien imbibé de ce système de valeurs concurrent, et ils ne s’en privent pas. De ce point de vu, l’islam doit être plutôt un allier inespéré de l’Eglise afin de rétablir et réaffirmer son noble système de valeurs terni et marginalisé.
L’islam une fois de plus, fait bien de déranger en Occident où, sous le joug de ce nouveau système de valeurs qui est aux antipodes de celui enseigné par le Christ, la pauvre femme elle même croule sous son poids et s’admets de plein gré un simple objet de plaisir. De ce fait elle n’a d’yeux d’elle même que sur ses rondeurs pour plaire et séduire. De la mini jupe elle est passée de nos jours et avec frénésie au décolleté qui découvre, pour le grand plaisir des yeux de tout pervers, les racines de sa poitrine. Pour tous les hédonistes, tous les donjuans et tous les machos, le message est clair. Une telle femme leur semble, et je dis bien leur semble dire : « je suis une femelle en chaleur bien disponible pour une partie de plaisir » De toute cette femme, en tant qu’être humain à part entière, il ne reste ainsi que la carcasse à coucher sur un lit pour son propre bon plaisir et pour le plaisir des hédonistes machistes.
Cela ne veut nullement dire que toute femme qui sort dans des tenues légères, c’est pour envoyer automatiquement un tel message. Mais elle ne peut s’empêcher d’être pern çauu e comme telle. Par contre toute femme en habit pudique avec ou sans voile, est censée partout et surtout dans un tel monde, envoyer le message contraire. Et pour cela elle dérange à la fois les autres femmes et les hédonistes. Elle compte bien dire aux hédonistes qu’elle est un être humain à part entière bien digne de leur respect. Mais elle semble en même temps dire aux autres femmes qu’elle est plus décente qu’elles, même quand elle n’en a pas l’intention. Et cela dérange.
D'autre part et en matière de société où le vice prend le dessus sur la vertu, le monde musulman n'en est pas du tout indemne. Ce monde n’est nullement un bloc monolithique fait exclusivement d'une communauté de puritains. Sauf que grâce à la force des textes toujours authentiques immuables et indestructibles, il y est impossible de normaliser avec le vice et les perversions. Y existe la prostitution, la drogue, l'homosexualité et d'autres misères, mais jamais exhibés avec arrogance et au grand jour sur la place publique. Ce sont des phénomènes, même quand ils prennent de l'ampleur, ils demeurent moralement fortement rejetés par la majorité de la société. Nul n'ose les défendre sans se voir opposée une forte réaction de rejet et de résistance appuyés par le grand public.
Le colon français, à l'honneur de la femme musulmane qu'il prétendait vouloir tirer de la pauvreté et l'émanciper, il lui a ouvert des bordèles pour y vivre de sa chair. Et pour la santé mentale et morale du reste des musulmans ainsi que pour le grand bonheur de leurs familles, femmes et enfants, il leur a ouvert pour la première fois sur ces terres des bars afin de les civiliser. Mais une fois parti, les nobles valeurs de l'islam ont pu reprendre le dessus dans l'esprit de la société, pour que les autorités musulmanes mais qui ne se revendiquent nullement islamiques, y ferment définitivement un à un tous les bordèles. Et depuis, les bars sont jusqu'à nos jours demeurés limités à des lieux très loin des quartiers populaires, non seulement sans jamais de terrasses pour y servir les boissons alcooliques, mais avec des vitres bien fumées afin de cacher aux passants ceux qui y picolent. Et à part quelques épiceries avec des autorisations bien spéciales, il n'y a nulle boisson alcoolique à côté de la bouteille d'huile ou de lait dans nulle autre épicerie. Je t'invite à faire un saut dans n'importe quel pays musulman pour t'en rendre compte par toi même, si ce n'est déjà fait.
Il faut dire aussi, que grâce à la force de cette culture cultuelle islamique, toutes les Eglises du monde musulman en Egypt, en Grande Syrie, en Palestine, en Jordanie et ailleurs, jouissent d'une sérénité en matière de valeurs chez leurs communautés qui n'admettent pas de se voir moins dignes que leurs concitoyens musulmans en la matière. Et c'est tout profit pour tout le monde. C'est ainsi qu'il ne sera jamais possible de voir un jour dans ce monde des femmes musulmanes ou chrétiennes ou athées exposées toutes nues dans des vitrines pour vivre de leur chair. Il n’y sera jamais possible aussi d’ voir des sex-shops ni tout autre misère censée porter atteinte à la pudeur sur la place publique. De telles misères y existent bien sûr, mais dans des boîtes et des clubs bien privés.
Par Mustapha HMIMOU